Extraits des écrits
de la
Bienheureuse Mère Marie de Jésus
Deluil-Martiny
Aimer c’est se donner;
aimer c’est se livrer;
aimer c’est se sacrifier ;
aimer c’est s’enchaîner à ce que l’on aime ;
aimer c’est brûler ;
aimer c’est se consumer ;
aimer c’est avoir une si grande soif
de voir aimer ce qu’on aime
que rien ne coûte pour l’obtenir ;
aimer c’est chercher partout mille vies,
milles cœurs pour les sacrifier
et les embraser,
et pour les jeter en trophée
sous les pas du Bien-Aimé vainqueur.
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Jésus, notre Epoux est outragé, réparons!
Il est trahi,
servons-le avec un dévouement sans réserve !
Il est délaissé,
ne le quittons pas sur son Calvaire !
Il est sanglant, déchiré, agonisant sur sa croix,
que l’amour nous y cloue avec Lui,
et grave ses divines plaies
dans nos cœurs et dans nos âmes !
Pas d’amour sans souffrances,
pas de don total sans sacrifice,
pas de conformité au divin Crucifié,
si nous sommes sans agonie et sans douleurs.
Allons et mourons avec Lui et pour Lui !
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Le sacrifice et le sacerdoce de Notre Seigneur,
notre union à cet holocauste et tout ce qui y touche,
voilà une plénitude qui est au-delà
de notre actuelle capacité de connaître,
d’admirer et de jouir.
Le Calvaire est encore debout.
La croix est encore dressée sur le Calvaire eucharistique :
Jésus s’offre et s’immole toujours,
mais d’une manière mystique.
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O Prêtre éternel et Hostie d’amour,
Faites de nous vos humbles Hosties !
O Verbe, mon Dieu,
Dites sur nous cette parole qui est vous-même !
Et qu’autant qu’il se peut, elle nous transforme en vous,
De sorte que nous ne vivions plus,
Mais que vous viviez en nous ;
Puis, offrez-nous, emportez-nous dans votre sacrifice ;
Enfin consommez-nous,
Et que vivant en Vous,
Cachées en votre Cœur,
Nous rendions par vous, avec vous et en vous,
Autant que le permet notre faiblesse,
Tout honneur et toute gloire à l’adorable Trinité.
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Tout pour Jésus…
Occupez-vous de votre Jésus,
seul dans tant de sanctuaires,
et tenez-lui compagnie par le cœur ;
Soyez sa petite Adoratrice
dans tous les lieux où Il est délaissé.
Souffrez patiemment vos distractions
et vos froideurs dans vos exercices de piété :
C’est une épreuve qui vous détache de vous-même.
Faites ce que vous pouvez,
mais soyez calme
et abandonnez-vous à la miséricorde de Notre Seigneur.
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Oui, après l’immolation accomplie
par la Justice et par l’amour,
Jésus-Christ a voulu avoir son immolation
par l’amour tout seul,
Sa Passion Eucharistique :
la dette étant payée, d’un amour totalement dégagé,
Il a voulu donner encore plus…
Il a eu ses compagnons du Calvaire sanglant,
Il veut avoir ses compagnons du Calvaire Eucharistique,
afin de reproduire dans son Eglise
toutes les phases de sa propre vie.
Jésus veut louer son Père par toutes les bouches,
Le glorifier par toutes les existences,
Le satisfaire par toutes les souffrances,
L’aimer par tous les cœurs !
Il veut vivre dans les âmes
pour la gloire de son Père.
O Jésus, que le règne de votre amour arrive !...
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Il faut que ma vie soit une ébauche
de celle que Dieu prépare à ses choisies.
N’avoir qu’un amour : Jésus.
Qu’un désir : lui plaire et ne plaire qu’à lui.
Me détruire pour qu’il vive en moi.
Qu’un but : sa gloire,
l’extension du règne de son Cœur.
Qu’un travail : la faire aimer.
Qu’une demeure : la Plaie de son Cœur au tabernacle.
Ne plus mettre de bornes à l’amour.
Désespérer de moi et tout attendre de Lui.
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L’humilité est un don de Dieu comme la foi,
et qu’il ne faut cesser de demander par la prière.
Voudrait-on se perdre dans l’abîme de son néant,
passerait-on par mille humiliations,
même volontaires,
l’esprit peut rester encore fou d’orgueil,
si Dieu ne lui accorde ce don d’humilité intérieure,
de l’humilité du cœur.
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Le vie de l’homme sur la terre
est un perpétuel combat :
c’est une lutte incessante contre le démon ;
on ne ravit le ciel qu’en se faisant
une continuelle violence (cf. Mat 11,12).
Dans le monde ou hors du monde,
il faut souffrir, se vaincre,
se faire violence,
combattre et recommencer tous les jours
la lutte jusqu’à la mort
pour que Dieu règne en nous
et pour que le démon et la nature
ne nous dominent pas.
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Le monde ne veut plus de Lui.
Aujourd’hui, les uns rougissent de Lui,
les autres le haïssent et le méprisent ;
ils essaient de la chasser des cœurs et de la société.
A ces impiétés sataniques répondons haut et ferme :
« Il faut qu’il règne ! » (1 Co 15,25).
Car « à Lui appartient l’empire
dans les siècles des siècles
et toutes les nations
lui ont été données en héritage » (1 P 4,12).
« Il faut qu’il règne », notre Jésus, notre frère,
notre Sauveur, notre ami, notre époux !
Il faut qu’il règne en nous pleinement,
sans ombre de réserve, ou de partage ;
Il faut qu’il règne sur la monde et sur les cœurs ;
et pour l’obtenir, nous prierons,
nous souffrirons, nous nous sacrifierons,
nous mourons tous les jours !
Nous serons toutes avec Lui et pour Lui.
Il règnera !...
Plus il sera trahi, plus nous l’aimerons !...
Aimons-le sans retour :
Il faut qu’il règne !
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L’a vie de l’âme-prêtre se résume tout entière
en ces deux mots :
perpétuelle communion…
perpétuelle offrande.
Sans cesse elle reçoit Jésus-Christ ;
sans cesse elle le rend à l’adorable Trinité ;
elle le donne et se donne encore avec lui
pour le recevoir encore…
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Soyons hosties avec Jésus!
Hosties, c’est-à-dire comme des apparences
Sous lesquelles vivra, pensera,
Agira Jésus Christ.
Alors le moi mauvais est détruit
Et ce mot devient vrai :
« Ce n’est plus moi qui vis,
C’est Jésus-Christ qui vit en moi » (Gal 2,20).
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Nous ferons tout par Jésus-Christ,
par l’union à son Cœur et à son sacrifice,
par l’offrande de ses mérites infinis,
et du précieux Calice de son Sang adorable.
Nous ferons tout par Marie,
l’Associée du divin sacrifice,
par qui le secours d’en haut
est toujours venu à l’Eglise contre ses ennemis.
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D’heure en heure un regard d’amour,
un regard du cœur sur la sainte et divine Victime
qui s’immole d’Autel en Autel !
Suivons-la, et laissons nous immoler avec elle.
Pleurons au pied des Autels
profanés par l’indifférence ou le sacrilège.
Aimons pour les cœurs froids
qui ne savent pas aimer un tel amour.
Veillons à la porte des Tabernacles solitaires.
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Il a fallu que le Christ souffrit
et qu’il entrât ainsi dans sa gloire (Lc 24,26) ;
Il faut que l’Eglise et les âmes
passent par le même chemin.
L’Eglise ne vit pas seulement un jour :
quand les martyrs tombaient,
comme tombent l’hiver les flocons de neige,
n’eût-on pas pu croire que tout était perdu ?
Non, leur sang préparait les triomphes de l’avenir !
Nous ne vivons pas pour nous,
il faut tout voir dans les desseins de Dieu ;
Nos douleurs actuelles,
- iraient-elles au comble,
et serions-nous sacrifiées nous-mêmes dans ce désastre, -
achètent et préparent les triomphes futurs
et assurés de l’Eglise ;
nous travaillons pour ceux qui viendront après nous,
et ils recueilleront, ad majorem Dei gloriam,
le fruit de nos larmes…
et peut-être de notre sang.
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L’humilité, c’est de voir et d’aimer
la vérité sur notre valeur propre,
qui est un pur néant et moins qu’un néant.
Mais l’esprit blessé par le mal n’est plus capable
de voir clairement la vérité,
ou s’il la voit, d’en tirer des conséquences justes.
Tout a été faussé en nous par le péché :
la grâce peut seule nous redresser
et montrer la vraie lumière.
Oh ! si nous pouvions comprendre
quelle humiliation c’est
de ne pas être humble !
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La vertu ne se mesure pas aux consolations,
mais aux sacrifices.
Plus on avance,
plus on s’unit par la souffrance à Jésus Crucifié.
Souffrir, être sec, sans douceur sensible,
ce n’est pas reculer,
c’est la voie pour avancer.
« Que celui qui veut être mon disciple
prenne sa croix » (Mt 15,24)
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Hâtons-nous, courons, souffrons,
traversons tout;
armées de la grâce,
renversons les obstacles ;
sacrifions-nous, méprisons-nous,
travaillons, mourons
et arrivons meurtries mais heureuses,
à ce terme où Jésus nous attend.
La route est semée d’épines :
patience, le ciel les vaut bien ;
pas à pas, nous atteindrons le but.
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Tout est si grand en Notre Seigneur Jésus-Christ
qu’il semble vraiment que si l’on pouvait
compter les battements de son Divin Cœur,
chacun d’eux mériterait
non seulement un hommage,
mais un hommage spécial,
car de chacun d’eux, comme d’une source,
s’échappent les eaux vives de la grâce.
Le Cœur de Jésus est un abîme sans fond
dans lequel on trouve toujours
de plus sublimes, de plus riches,
de plus immenses trésors,
à mesure qu’on y pénètre davantage.
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O divines douleurs de ce Coeur qui a tant souffert!
qui s’est plongé dans l’agonie,
jusqu’à en faire l’inséparable compagne
de chacun de ses battements sur la terre ;
qui s’est laissé percer
et a donné jusqu’aux dernières gouttes de son Sang,
dans la mort même ;
et qui est resté ouvert pour que nous lisions en Lui,
à la fois son amour et son martyre.
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Le Coeur de Jésus déborde
et ne peut plus contenir les torrents d’amour
qu’il veut verser sur le monde.
Ah ! qu’il laisse échapper ces flots bénis
et que les cœurs soient vaincus par tant de tendresse !
C’est Jésus, l’amour même,
la miséricorde infinie,
l’ami, le frère, l’Epoux qui quête nos souffrances,
qui permet ces épreuves,
qui nous livre aux combats,
pour nous purifier et pour sa gloire,
pour nos âmes… soyez fidèle.
Appuyée sur la grâce, désespérant de vous-même,
mais sûre, par la foi, du secours de Dieu,
laissez Jésus vous former à sa divine ressemblance
et ne lui refusez rien.
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L’Eglise, dans les diverses phases de sa vie,
reflète, comme un très fidèle miroir,
la vie de Jésus, son Chef et son Epoux.
Tous les mystères,
tous les actes de la vie de Notre Seigneur
sont devenus l’objet d’hommages particuliers,
et de sources spéciales de grâces,
appliquées avec une abondance plus ou moins grande,
suivant les temps, les périls
ou les besoins de l’Eglise.
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L’Enfer et monde disent actuellement:
Tout sans Jésus-Christ.
En les arrachant à Jésus-Christ,
c’est à la ruine et à la mort
qu’on veut mener les âmes et les sociétés ;
Pour nous, nous devons répondre,
comme l’Eglise et avec l’Eglise :
Tout par Jésus-Christ !
Les Filles du Cœur de Jésus offrent
sans cesse à la Très Sainte Trinité
le Sang précieux de Jésus-Christ
pour obtenir l’exaltation de la Sainte Eglise,
le triomphe des intérêts sacrés de Dieu dans le monde,
l’extinction des Sociétés secrètes
et la conversion de leurs membres,
et surtout la perfection et la sainteté toujours croissante
du Sacerdoce catholique et des Ordres religieux.
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Comme au premier temps du Christianisme,
le monde entier, le monde des sociétés et des nations,
est de nouveau ligué contre l’Eglise ;
et la persécution est presque universelle,
et plus perfide que la persécution sanglante d’autrefois.
Puisque l’enfer veut chasser Jésus-Christ et son Eglise
des âmes et des sociétés,
c’est l’heure où jamais d’élever les mains suppliantes
vers l’Immaculée Vierge
par qui le Père céleste a donné Jésus-Christ au monde,
afin que cette douce Mère du Sauveur,
rendant pour ainsi dire Jésus-Christ aux âmes,
leur rende la vie perdue…
qu’elle obtienne le triomphe de l’Eglise sur ses ennemis.
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Confiance et courage;
tenons notre coeur en haut, avec Jésus,
notre âme dans le Tabernacle,
et tout notre être dans le petitesse,
l’humilité, l’abaissement.
Petite et simple comme un enfant,
voilà votre devise actuelle.
Faites-vous petite,
si petite que Jésus seul vous aperçoive.
Et puis, méditez cette parole :
« Et ils ne virent plus que Jésus seul » (Mt 17,8).
Ah ! ne voyez plus que Lui
dans tout ce que vous devez aimer pour Lui.
Votre cœur est si petit !
Faut-il encore le partager
pour l’offrir à de divin jaloux des cœur ?...
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C’est l’amour propre qui décourage;
quand on compte fermement sur Notre Seigneur,
on ne peut pas se décourager.
Notre Seigneur est bien plus fort
que vous n’êtes faible,
bien plus puissant que vous n’êtes lâche,
bien plus ardent pour vous
que votre cœur ne vous paraît froid pour Lui.
Courage, donc et humble confiance,
vous n’avez rien,
allez puiser dans les trésors de Jésus.
Fermez les yeux sur les voies
par lesquelles il vous conduit…
Qu’importe le chemin ?
Il est sûr que vous allez à Notre Seigneur,
et que la route par où il vous mène
est à l’abri de toute illusion.
Elle est douloureuse, mais elle est solide.
Marchez donc sans crainte
et acceptez tout de minute en minute…
Peines, agonies, tristesses, élan, ferveur, lassitude.
Que tout en vous soit un échelon
pour monter vers le Cœur de votre céleste bien-aimé.
votre unique affaire c’est la fidélité pas à pas.
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Apprenons-le dès maintenant,
laissons les ombres,
courons après la réalité ;
Montons, montons vers ce qui est céleste;
car c’est descendre pour nous
que de nous coller à ce qui est du monde.
Et nous coller à l’amour-propre, à notre volonté aveugle,
à notre jugement faussé par le péché,
à notre moi corrompu, ennemi de Jésus-Christ,
c’est plus que descendre, c’est nous avilir,
nous dégrader, c’est condamner notre âme,
elle, qui est le prix du sang précieux de Jésus-Christ,
à la nourriture des pourceaux.
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A la Sainte Messe, le monde chrétien
par la voix du prêtre appelle Jésus-Christ !
L’adorable Trinité le donne;
le monde et le prêtre le reçoivent,
ils l’offrent et le donnent à la Sainte Trinité
qui vient de leur en faire don.
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Jésus-Christ a fait jaillir, à la fois, de son Cœur,
ces deux dons de l’Eucharistie et du sacerdoce ;
que serait le sacerdoce sans l’Eucharistie ?
L’Eucharistie est le sacrifice
et le sacerdoce est la tribu des sacrificateurs.
Que ferait le prêtre sans l’Eucharistie ?
Le ministère principal du prêtre
n’est-il pas d’offrir le sacrifice ?
ainsi l’Eucharistie est, si l’on peut ainsi parler,
la divine matière du sacerdoce.
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Offrir sans cesse Jésus;
Être sans cesse unie à son Divin Sacrifice
par toutes les petites immolations, mortifications,
et les petits sacrifices dont la grâce donne la vue à l’âme
de moment en moment.
Le Père Céleste ne voit que le Sacrifice de son Fils
perpétuellement offert sur la terre pour ainsi dire.
Si notre vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu,
nous devons tout oublier, tout laisser,
pour ne plus être occupée que du sacrifice de Jésus-Christ.
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Le Calvaire est encore debout.
La Croix est encore dressée sur la Calvaire eucharistique :
Jésus s’offre et s’immole toujours,
mais d’une manière mystique.
Et c’est nous qui devons être en quelque sorte
les victimes de ce sacrifice ;
Nous devons apporter à Jésus notre cœur,
notre âme, notre corps immolés,
pour qu’il les offre avec lui dans son sacrifice perpétuel.
Nous devons lui apporter nos propres sacrifices,
notre renoncement, nos agonies,
nos souffrances, notre immolation volontaire,
pour qu’il en fasse un seul holocauste avec lui.
Si nous ne le faisons pas, nous sortons de son sacrifice.
A l’amour on s’unit par l’amour ;
Mais au sacrifice on s’unit par le sacrifice ;
et au sacrifice, il faut du sang,
le sang du cœur ou le sang des veines !
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Le but de Satan,
l’idéal des sectes
est de chasser Jésus-Christ du monde,
d’abolir jusqu’au souvenir de sa doctrine
et de lui arracher les âmes :
il faut donc aimer Jésus-Christ,
nous unir à Jésus-Christ,
imiter Jésus-Christ,
gagner des âmes à Jésus-Christ.
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Marie,
dans l’incomparable mesure de sa sainteté
et de son amour,
a d’abord reçu du ciel le lys de sa Virginité,
puis son Jésus, puis les âmes,
chacun de ses dons augmentant
la splendeur des deux autres.
Vierge sans tache, Mère de Jésus,
Elle est devenue son Epouse sur le Calvaire
pour y enfanter nos âmes et devenir notre Mère.
Les âmes que Jésus aime d’un amour spécial
suivent toutes ce chemin.
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En invoquant Marie de nos lèvres,
pendant que notre âme se rendra présent
tous ces divins mystères,
nous lui demanderons d’intervenir en notre faveur
et de parler à Die pour empêcher la ruine de son peuple.
Allons à Jésus par Marie.
Que cette divine Mère forme nos cœurs selon le sien,
et qu’elle nous obtienne de connaître Jésus,
d’aimer Jésus, d’imiter Jésus,
et de devenir d’autres Jésus.
C’est ce que nous lui demanderons
avec d’humbles instances,
en la suppliant en même temps
de faire triompher dans le monde
les intérêts sacrés de son divin Fils.
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Toutes les âmes ainsi pleinement données
Deviennent des âmes victimes ;
C’est que Jésus-Christ, s’unissant à elles,
Les traite comme il a traité son âme
Et son humanité saintes.
Il s’unit à ces âmes pour les immoler avec lui,
Pour « achever en elles
ce qui manque à sa Passion » (Col 1,24) ;
pour en faire comme d’autres Lui-même
à la gloire de son Père :
« Le chrétien, c’est un autre Christ ».
Fin
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